RISK FACTORS ASSOCIATED WITH SUICIDE ATTEMPT IN YOUNG FRENCH PEOPLE.
Chastang F, Rioux P , Dupont I, Baranger E, Kovess V, Zarifian E
Acta Psychiatr Scand 1998 :
98 : 474-479.
Abstract :
Demographic data, personal and familial characteristics, as well as DSM-III-R-based psychiatric diagnoses were collected in 369 adolescents and young adults aged between 15 and 29 years, referred to an Emergency Department for psychological problems. In total, 60 % of them were suicide attempts. Separations before the age of 12 years and depression in the family emerged as the main features distinguishing the suicidal group from the psychiatric control group. Fifty per cent of suicide attempts were repeaters. Fostering during childhood, suicide attempts and depression in the family were found to be risk factors for repeated self-attempts. These results support the view that significant levels of dysfunction, together with increased psychiatric morbidity, especially suicidal behaviour, characterise the families of young self-attempts.
Le rôle de la dynamique familiale dans la récidive suicidaire
chez les adolescents et les adultes jeunes.
Service des urgences, centre Esquirol, CHU de la Côte de Nacre, 14033 Caen cedex, France
(Paru dans : Ann Psychiatr 1998 ; 13 : 248-55)
Résumé
Le phénomène suicidaire, notamment chez les jeunes, est en progression constante ; environ 40 000 adolescents sont admis chaque année en France au décours d’une tentative d’autolyse ; 37 % des 15-24 ans et 47 % des 24-34 ans sont récidivistes, la récidive étant généralement précoce, survenant deux fois sur trois dans l’année suivant le premier geste suicidaire. Si de fort nombreuses études ont mis en évidence l’importance fondamentale de la structure familiale dans le processus suicidaire, peu ont étudié leur impact sur les récidives. Une étude menée au CHU de Caen montre que les jeunes de moins de 30 ans représentent 34 % des patients admis pour motif psychologique ; 60 % d’entre eux sont des suicidants, fréquemment au chômage et récidivistes une fois sur deux. Les antécédents familiaux, plus particulièrement la dépression et les tentatives de suicide, et les antécédents psychologiques personnels (placement précoce, suivi psychiatrique antérieur) sont significativement plus fréquents chez les récidivistes, et s’avèrent être d’authentiques facteurs de risque d’un nouveau geste suicidaire. Les résultats de cette étude, en confirmant le rôle non négligeable des antécédents familiaux sur la récidive, soulignent l’importance de la dynamique familiale dans le phénomène suicidaire, et la nécessité de la prendre en compte dans l’évaluation du suicidant. 2000 Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS.
Adolescent/ épidémiologie/ fonctionnement familial/ tentative de suicide