Qu'est-ce que le GROG ? |
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Les
virus de la grippe, appelés virus influenza, tirent leur nom d'origine
de l'italien influenza : influence du froid. Le réservoir et le pouvoir
pathogène de ces virus sont à la fois humain et animal (oiseaux, chevaux,
porcs,...). Responsables d'infections saisonnières pouvant être mortelles
(la pandémie de l'hiver 1918-1919 a provoqué 20 à 40 millions de décès),
la grippe est une maladie banalisée en raison de sa bénignité habituelle,
mais outre les complications médicales qu'elle peut entraîner dans ses
formes graves (en 1989-90, en France, le nombre de décès attribuables
à l'épidémie de grippe était de 2 808 cas) notamment chez les sujets âgés
ou fragilisés par une maladie chronique (cardiopathie et bronchopathie),
il existe des conséquences socio-économiques non négligeables (arrêt de
travail, absentéisme etc...). |
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Source : Hannoun C. La grippe et ses virus. Que sais-je ? PUF ; 1995. |
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La
surveillance de la grippe dans le monde |
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A la suite de la pandémie de 1947, un programme de surveillance des épidémies a été mis en place par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) afin d'identifier les souches de virus en circulation. Trois centres internationaux ont été désignés par l'OMS : Londres, Atlanta et Melbourne. Ces centres ont pour mission de recevoir les souches isolées dans les différents pays, en vérifier l'identification, préparer les réactifs nécessaires aux spécificités virales et d'élaborer les recommandations pour la composition du nouveau vaccin.
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La
surveillance de la grippe en France |
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Les centres nationaux de référence de la grippe (France-Nord et France-Sud) centralisent les informations qui concernent la surveillance virologique provenant des laboratoires hospitaliers de virologie. Pour permettre la diversification des sources de prélèvements, des réseaux de surveillance ont été créés en France en 1984 sous l'égide de l'Institut Pasteur : les Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe. L'objectif de ces réseaux est de participer à la surveillance épidémiologique qui permet la détection précoce et l'identification du type de virus en cause afin de donner l'alerte aux acteurs du système de soins pour prendre les dispositions nécessaires en cas d'épidémie. |
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La
surveillance de la grippe en Basse-Normandie |
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L'Observatoire
Régional de la Santé de Basse-Normandie (ORS-BN) assure le recrutement
et la coordination auprès de médecins praticiens (généralistes et pédiatres)
qui pratiquent le recueil des données. Les prélèvements ainsi effectués
sont analysés par le Laboratoire de virologie du CHRU de Caen.
Toutes ces informations obtenues sont ensuite transmises de façon hebdomadaire
à Open-Rome (Organisation and Promote Epidemiological Networks
- Réseau d'Observation des Maladies et des Epidémies) afin d'en réaliser
une synthèse régionale. Le GROG assure également un retour rapide des
informations, par l'intermédiaire du bulletin du réseau national des GROGs.
Le suivi hebdomadaire régulier se fait du mois d'octobre au mois d'avril.
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Le
rôle du laboratoire de virologie |
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Le seul critère diagnostique de certitude de la grippe est le diagnostic virologique qui repose sur l'isolement du virus (en culture cellulaire) ou sur la détection immunoenzymatique ou par immunofluorescence de ses antigènes. La sensibilité de cette dernière technique étant de 69% pour les virus de la grippe une mise en culture est nécessaire lorsque la recherche est négative. Ceci permet outre la détection des virus influenzae A et B, la détection d'autres virus responsables d'infections respiratoires aiguës notamment des virus parainfluenza, du virus respiratoire syncytial (VRS), d'adénovirus, de rhinovirus etc... |
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![]() Le virus de la grippe vu en microscopie électronique Source : Hannoun C. La grippe et ses virus. Que sais-je ? PUF ; 1995. |
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Quand
parle-t-on d'épidémie ? |
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L'incidence de la grippe avec confirmation biologique peut être évaluée grâce à la mesure du rapport du nombre des isolements au nombre des prélèvements examinés. Cette surveillance, couplée au suivi de l'activité des médecins, permet d'observer l'extension d'une épidémie de grippe. Un risque d'épidémie est à craindre lorsqu'une même souche virale se retrouve dans plus de 1 % des prélèvements sur une durée minimale de trois semaines consécutives, et que simultanément les indices non spécifiques augmentent de plus de 20 % par rapport au taux de référence (activité des médecins au mois d'octobre précédent). Une telle surveillance permet de définir des actions de prévention telle l'accélération de la campagne de vaccination si l'épidémie survient plus précocement que d'habitude. |
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Le vaccin antigrippal est,
à ce jour, l'arme la plus efficace dans la lutte contre la maladie et
confère dans 70 à 80 % des cas une protection. Les campagnes de prévention
sont d'autant plus faciles à présenter au public que celui-ci est mieux
informé. |
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