La
consommation excessive ou dangereuse d'alcool est un problème
de santé publique particulièrement marqué
en France, même si une baisse notable en a été
observée ces dix dernières années.
La Basse Normandie souffre, elle aussi, de cette consommation
excessive. En situation moyenne au niveau national, elle
hérite d'un lourd passé alcoolique dont
elle paye actuellement les conséquences en terme
de morbidité et de mortalité.
Le
constat a été fait d'un comportement dangereux
des bas normands dans leur consommation d'alcool. Ainsi,
un pourcentage considérable des hospitalisations
est le fait d'une pathologie due ou associée à
un problème d'alcool. Plus d'un consultant de médecine
générale de ville sur dix présente
un trouble dû ou associé à un problème
d'alcool. Prés de quatre bas normands sur 100 sont
en difficulté par rapport à l'alcool. Aucune
action à long terme n'a été envisagée
d'une manière spécifique, en dehors de la
création des centres départementaux de prévention
de l'alcoolisme (CDPA) et des centres d'hygiène
alimentaire et d'alcoologie (CHAA) et de la création
de quelques équipes hospitalières spécialisées.
En
1992 un comité technique régional d'alcoologie,
composé de professionnels, s'est mis au travail
et a largement contribué à faire émerger
l'alcool comme un problème régional de santé
publique. A deux reprises, en 1996 et 1997, la conférence
régionale de santé a souligné la
consommation excessive ou dangereuse d'alcool chez les
bas normands comme étant une priorité régionale
de santé publique. Fin 1997, cette priorité
établie par la conférence régionale
de santé a fait l'objet d'un programme régional
de santé (PRS) de cinq ans, élaboré
durant l'année 1998, pour une mise en œuvre les
quatre années suivantes, de 1999 à 2002.
Le
financement du programme régional de santé
"alcool"
Le
financement des actions prévues dans le programme
régional de santé " alcool " de Basse-Normandie
repose sur le principe de réorientation des ressources
existantes en vue d'une utilisation optimale. Cependant
un minimum de ressources additionnelles affectées
à la réalisation de ce programme est indispensable
pour mobiliser les moyens existants. Ces ressources supplémentaires
seront apportées par des crédits de l'Etat
et par le fonds national de prévention, d'éducation
et d'information sanitaire (FNPEIS) de la caisse nationale
d'assurance maladie des travailleurs salariés dans
le cadre de la convention d'objectifs et de gestion passée
entre l'Etat et la CNAMTS.
Rien
n'empêche la mobilisation de financements complémentaires
notamment par intervention des collectivités locales
(conseil régional, conseils généraux
et municipalités) si celles-ci le désirent.
De même des financements privés, dans le
cadre du mécénat, pourront contribuer à
la mise en œuvre d'une ou plusieurs actions.