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Le PRS Suicide
 
PRESENTATION
 
     La prévention du suicide a été reconnue comme une des 10 priorités de santé publique lors des deux premières conférences nationales de santé de 1996 et 1997, et le secrétaire d'Etat à la santé, M. Bernard Kouchner, a souhaité renforcer l'efficacité des actions menées en mettant en place un programme national de prévention du suicide, axé sur les adolescents et les jeunes adultes, pour trois ans de 1998 à 2000.

     L'objectif général de ce programme est de
"passer en dessous de la barre symbolique de 10 000 morts dues au suicide, par an, en France".

     Le programme est conduit par la direction générale de la santé (DGS), avec le soutien de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes), et il fédère un grand nombre de partenaires.

     Parmi ceux-ci, il faut souligner la place des programmes régionaux de prévention du suicide mis en place dans une dizaine de régions, suite aux conférences régionales de santé qui ont déterminé ce thème comme l'une des priorités de santé régionales.

     Le programme national comprend plusieurs axes : élaboration d'un modèle de processus suicidaire, évaluation des actions mises en place, communication sur ce programme, conception de nouvelles actions.

Le Suicide


       Avec 400 suicides en moyenne par an entre 1988 et 1995, la Basse-Normandie se place (après la Bretagne) parmi les régions où l'excès de suicide est le plus marqué : 30 suicides par an / 100 000 habitants (Calvados : 28; Manche : 31; Orne : 30).
       On aurait observé 280 suicides, si le taux national (20/100 000 habitants) s'appliquait à la Basse-Normandie.

       La surmortalité régionale concerne surtout les hommes et les femmes âgés de plus de 45 ans, vivant en milieu rural (Bocage virois - sud de la Manche et de l'Orne).

       Le suicide, s'il reste un acte individuel, résulte d'une perte de références par rapport à son groupe social, témoignant d'une insertion insuffisante de la personne par suite de la destruction des réseaux habituels (changements des relations familiales, amicales ou de travail).

      Souvent, un état dépressif précède l'acte suicidaire.

Les Tentatives de Suicides


       Elles sont au moins 10 fois plus nombreuses que les suicides dans la Région, soit plus de 4000 par an.

       Ce chiffre (recueilli à partir d'une enquête régionale hospitalière) est indicatif d'un seuil minimal, car 20% des tentatives de suicide ne seraient pas hospitalisées.

       Il prend en compte les récidives, qui représentent 4 tentatives de suicides sur 10.

Les tentatives de suicide sont 2 fois plus fréquentes chez la femme que chez l'homme; 70 % des suicidants ont moins de 35 ans.

Les facteurs de risque les plus fréquemment notés sont :

       l'isolement relationnel et familial
       les situations de ruptures
       les difficultés intra-falmiliales
                 désunion des familles
                 placement dans l'enfance
                 antécédents familiaux de suicide ou d'alcoolisme.