A vec 8 487 morts (à 30 jours de l'accident) et 167 572 blessés dont 31 851 graves en France en 1999 (Bilan annuel de l'Observatoire National Interministériel de Sécurité Routière), les accidents de la route sont évidemment un problème majeur de Santé Publique.
Comme toujours, on y retrouve l'intrication de ce qui dépend de l'individu, de la société et de l'environnement. Ce qui explique la multiplicité des intervenants pour sensibiliser, informer, éduquer, former mais aussi dissuader et réprimer ; tous contribuant à la prévention.
La liste des Ministères participant à l'Observatoire National Inter-ministériel de Sécurité Routière (ONISR) est parlante : Justice, Intérieur, Défense, Equipement Transports et Logement. A ceux-ci se sont adjoints entre autres, assureurs et constructeurs automobiles.
La Santé est donc bien l'affaire de tous, mais là surgit le paradoxe : la discrétion en matière de Prévention routière, des acteurs de Santé et du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité.
Car si les acteurs de santé sont remarquables pour ce qui est de la fonction de soins, ils sont absents pour ce qui est de la prévention et de l'évaluation et ne sont même pas cités dans les sources de l'ONISR. Notons toutefois les activités des CRAM et des Directions Départementales du Travail et de l'Emploi…