Quelle santé pour quelle jeunesse ?
Entre l'enfance et la maturité, la jeunesse se porte bien pour 85% de ses membres. Pourquoi les adultes, parents, enseignants, et grand public friand de déviances médiatisées, ont-ils tant de craintes à leur sujet ?
Jeunes de dix à vingt-quatre ans, dont pour certains, l'adolescence n'en finit pas de se prolonger, ils représentent environ un cinquième de la population bas-normande. Ils sont divers dans leurs situations et leurs
individualités : scolaires satisfaits ou mal adaptés, apprentis et étudiants inquiets, chercheurs de petits boulots, d'emplois-jeunes, de CES en CDD, aspirant au CDI idéalisé après quelques moments de chômage. Sans oublier la cohorte des juniors handicapés aux difficultés quotidiennes, ni la frange fluctuante de ceux dont le comportement exaspérant et incivil attise les peurs d'une société qui les accuse rapidement de tous ses maux…
Le comportement de risque est leur tentation. Soit dans la solitude angoissée de ne pas se sentir intéressant pour quelqu'un, jusqu'à signifier parfois avec une tentative de suicide qu'on voudrait vivre autrement. Soit par l'entraînement du groupe dans le défi, la compétition, le «faire comme les autres».
Le risque peut être de braver l'interdit du tabac, des boissons alcoolisées, des drogues de toutes sortes, mais aussi les habitudes almentaires aberrantes, les conduites sexuelles hasardeuses, l'accident de la voie publique, les sports extrêmes…
A chaque génération, les jeunes ont à conjuguer le futur. Que ceux qui les précèdent, accompagnent leur espérance leur résistent lorsque c'est nécessaire, se donnent les moyens de comprendre l'actuel présent de chacun d'eux et appliquent eux-mêmes les recommandations qu'ils leur donnent.
Sans oublier que la bonne santé du jeune se façonne dès sa prime enfance en lui donnant suffisamment l'envie d'exister.