En quelques lignes

Dans tous les pays développés, et donc en France, les affections cardio-vasculaires occupent une place prépondérante dans la mortalité et la morbidité. Elles constituent la première cause de décès, le troisième motif d'hospitalisation, le premier motif d'admission en affection de longue durée. Depuis une vingtaine d'années, la mortalité due à ces affections diminue, particulièrement liée à la baisse des décès par accidents vasculaires cérébraux. Cette mortalité par maladies cardio-vasculaires varie beaucoup selon les pays et la fréquence des infarctus myocardiques est plus importante dans les pays du nord de l'Europe. Il n'est pas évident d'expliquer ce “ paradoxe français ” qui ne tient pas uniquement à la consommation de vin et de cassoulet… Il existe également des disparités à l'intérieur de chaque pays et en Basse-Normandie la mortalité par cardiopathies ischémiques est en excès significatif par rapport à la France, quel que soit le sexe. Pourquoi ?
Les statistiques dans ce domaine sont précieuses et nous apportent indiscutablement des éléments intéressants, mais, pour reprendre la formule d'un confrère qui n'en manque pas, les statistiques sont un peu à la médecine ce que les copeaux* sont à l'ébénisterie… En fait, la solution réside dans la PREVENTION peut-être un peu moins performante dans notre belle région. Peu de pathologies sont aussi dépendantes de facteurs de risque aussi bien identifiés et sur lesquels il est possible d'intervenir : HTA, tabagisme, dyslipidémies, diabète, sédentarité. Or l'HTA est encore souvent méconnue, insuffisamment traitée lorsqu'elle est connue, souvent du fait du patient qui ne comprend pas toujours l'intérêt d'un traitement pour une pathologie dont il ne souffre pas ; à nous médecins de savoir les persuader de l'utilité d'un tel traitement qui doit être continué au long cours…