En quelques lignes

Les statistiques sur le lien entre précarité et santé sont peu nombreuses et parcellaires comme toutes les publications sur la mortalité diférentielle en population générale. Pour le système de santé français mais aussi pour les politiques qui se sont succédés, il reste difficile de constater que des inégalités facilement objectivables existent et perdurent entre les différentes strates socio-professionnelles de la population. D'une manière générale, plus on appartient à une strate de population faiblement dotée, plus on meurt tôt . Même si l'espérance de vie est un indicateur assez grossier de l'état de santé d'une population, elle a l'avantage d'être facile à calculer et à appréhender ; et fait l'objet de publications par les organismes statistiques nationaux des pays européens et des organismes mondiaux se préoccupant des populations. En revanche, cet indicateur souvent calculé à l'échelle de la population d'un pays est très souvent mal connu pour des populations restreintes ou des groupes sociaux peu accessibles aux enquêtes ou mal enregistrés par celles-ci. D'une manière générale, on approche mieux la morbidité de ces groupes restreints que leur mortalité. Mais dans ce cas les données de comparaison inter-groupes restent difficiles à obtenir. Chaque étude, en fonction de la population concernée, propose sa propre méthodologie de recueil, et, la plupart du temps, ces recueils sont liés à la mise en place de politiques sociales, ce qui implique que les données obtenues sont soumises à des biais de sélection importants…